AOUT 14
Avant que se fanent tes roses
J’en distillai un frais parfum
Ma lourde peine y est enclose
Et leur beauté n’a plus de fin
Lorsque pâlit ton souvenir
Je le transcris dans des chansons
Pour te prier à ma façon
Et tâcher de te retenir
Avant que naisse ton enfant
Je ne sais sa forme, en mon sein
Ses yeux, sa bouche, et quel dessein
Mais ton sourire est triomphant
Viens dans la nuit de mon amour
Mon pauvre cœur y est si beau
Qu’il éclaire comme un flambeau
Et pour nous plus besoin de jour
J’allume un cierge à Notre-Dame
Ton ange est couché sur ta tombe
La pluie revient après les flammes
Les carillons après les bombes
