APRES-MIDI D’ETE
Tu te hâtes gaiement vers la rivière
A tes noirs cheveux des coquelicots
Fous, et à ton bras le bleu calico
Qui dérobait ton corps à la lumière
L’eau chante entre tes doigts, ma désirée
J’ai retrouvé la barque entre les prêles
Viens ! laissons-nous descendre dans le ciel
Où je veux te serrer, goûter, respirer
Et te regarder, encore, écouter
Sous la peau tiède et douce, à ton côté
Battre pour moi, éternel, le soleil
Tandis que dans la forge de l’orage
Un ange bat une épée sur un nuage
Pour nous chasser du jardin des merveilles
