CALLISTO
Pour séduire une vierge, il faut une autre vierge
Pour toi nymphe cachée, je veux être une femme
Le corps blanc d’Artémis que ton désir submerge
Car toujours le vieux Zeus a consumé sa flamme
Dans tes bras, Callisto, presse mes seins de lune
Contre tes seins de source où ma tête s’incline,
Et dans nos hanches nues cesse mon infortune,
Dans la mousse des bois, les fleurs sans étamines
Mes reins ont courbe d’arc auquel manque le trait
Mais je suis mâle encore en Diane chasseresse
Ma flèche enfin te perce, ô fille, ourse et déesse !
Et tu vis dans le ciel par mon divin décret
Me condamnant sans fin car j’ai levé tes voiles
A t’aimer de très loin sous la forme d’étoiles
