CATHEDRALE DE MAGUELONE
Dors sur les flots moelleux, ô Maguelone
Sous le haut soleil d’été nue mais pâle
Surveillée par les jaloux cyprès mâles
Rêveuse et bercée par l’heure qui sonne
Les cris durs des flamants et des mouettes
Sur la plage un tendre moment m’arrêtent
Mais ne peuvent retenir mon désir
Ma procession vers l’île où revenir
Mes mains sur la pierre chaude, pressant
Je fais le tour des murs en caressant
La tour, le doux chevet, le dôme altier
Puis te conte ô Maguelone éveillée
Une fable d’écume et de déesse
Et force enfin ta nef le coeur en liesse
