DE LA MORT DE SAINT JEAN BAPTISTE
« Pour un corps blanc dansant et dévoilé sans honte
Et pour les feux ardents de mes yeux d’améthyste
Apporte-moi, Hérode, au fond de Machéronte
Sur un plateau d’argent, la tête du Baptiste »
Et viennent le railler les filles de Baal
Mais lui dans sa prison voit au-delà des grilles
Là-bas en Galilée où la poussière brille
Quand Jésus en chemin soulève sa sandale
Il entend murmurer le courant du Jourdain
La colombe ou l’esprit descend du ciel lointain
Quand sur le front divin il fait couler l’eau claire
Et lorsqu’au noir cachot, Jean voit briller le fer
La voûte répercute un cantique ou un psaume
Car s’il passe au-delà, c’est qu’il entre au Royaume
