DU TOMBEAU DE DANTE
D’un jardin de Florence où frissonne une viole
Parviennent au poète au fond de son sommeil
Une effluve de rose et le chant de l’éveil
Le parfum de l’aimée et sa voix qui console
Le fervent pèlerin, dans un bois de cyprès
Mené par des amours aux boucles de lumière,
S’en va sous l’arc-en-ciel et les choeurs en prière
Jusqu’au pavillon d’or où l’amante apparaît
La bien-aimée céleste est la viole et la rose
La fragrance et la note en l’au-delà écloses
La Dame de Beauté, les sens en mélodie
Et dans Santa Croce, je peux entendre alors
Sous la voûte étoilée un délicat transport,
Dante et sa Béatrice, un peu du Paradis
