GENESE
Ainsi la nuit traversée de grands cerfs
Se déchirant aux feux de leurs ramures
Nous délivra sur la ronce et la mûre
Où vint un souffle animer nos viscères
La Voie Lactée referma l’entamure
La vive épine avec ses longues serres
Marqua de honte et du sang nécessaires
Notre délice au goût de sucres mûrs
Nous fûmes nus sous l’oeil du jour jaloux
Comme déchus de l’esprit et la chair
Et les forêts quelque temps nous cachèrent
Puis vint la foudre et l’ange avec ses loups
Il fallut fuir jusqu’où tu enfantas
Dans le désert où ma charrue chanta
