PLUS HAUT DESIR
Danseuse, et patineuse, et vous souple baigneuse,
Jolis corps enchantés de l’amour éternel,
Je ne puis espérer de goûter le bon miel
De votre jeune peau et votre chair heureuse.
Un ange ou un garçon, ou seul un dieu le peuvent
Et mes regards jaloux, car pour moi c’est l’automne
Tandis qu’au vert printemps votre joie s’abandonne.
- Mais je sais autre source où mon plaisir s’abreuve
Célèbre non la lèvre où presse le baiser
Mais son tendre dessin où plane le sourire ;
Chante non pas la hanche où rôde le désir
Mais la beauté du nu qu’on ne peut épuiser ;
Et dis l’oeil enjôleur comme la pure gemme
D’un enfant du Bon Dieu dont le corps est poème.
LA PECHEUSE A LA MOUCHE
De l’eau jusqu’à mi-cuisse, elle cambre les reins
Son bras gracieux manie la soie d’un fouet sans fin
J’épie sur le rivage et ne vois que son dos
Glissant dans un buisson, je jette un plomb dans l’eau
Oh !
