QUAND LA TERRE FREMIRA...
Quand la terre frémira sous nos tombes
Nous rêverons d’archange et d’oiseaux blancs
Doux sera l’écho des pommes qui tombent
Et nous sentirons des mains sur nos flancs
Nous cracherons la glaise de nos bouches
Et humerons de l’iode en nos narines
Nos chairs palpiteront sur leur couche
Et nous boirons les sucs verts des racines
Nos doigts gourds creuseront vers le Jardin
Et nous sortirons nus dans l’aube orange
Sous les roses bleues des bords du Jourdain
Où passent des vents, des chants et des anges
Puis notre blanc troupeau par les vallées
La longue théorie de tous les êtres
S’en ira dansant dans la Galilée
Vers le grand arbre où sourira le Maître
