AMATHONTE
L’ombrelle d’un haut pin protège ses grands yeux
Et sa joue rose et lisse ainsi qu’un bord d’amphore
Des rayons amoureux que lui envoient les cieux
Où passe un nuage blanc vers la mer en débord
Marchant sur le vieux marbre et les flots irisés
Elle gagne le temple où les devins délirent
Sa jambe est droite et ferme entre les fûts brisés
Dans l’aile du sourire, ils lisent l’avenir
Avec tes blonds cheveux tresseras-tu le fil
Que ne pourront trancher les ciseaux de la Parque
Un soyeux cable d’or pour amarrer la ville ?
Dans les murs écroulés se balancent les barques
Elle écoute pensive et puis penche la nuque
Sous l’eau fraîche et secrète au long des aqueducs
