APSARA
Quand la lune se lève au-dessus de mon sein
Je danse pour les dieux où me rêve la pierre
Dans le temple ruiné que méditent les saints
Et la joie de mon corps pour eux se fait lumière
Chantez grillons, gibbons, flûtes et percussions !
Je suis le bond de grâce hors de l’impermanence
La durée sans douleur, l’être vrai qui se danse
De la chair et l’esprit, la nue révélation
Libère le Bouddha, banian des origines !
Desserre l’oraison de tes mains de racines
Pour que flotte à nouveau entre tous les rayons
Qui montent de la jungle et de la terre chaudes
Comme si palpitait un grand coeur d’émeraude
Le sourire infini des faces du Bayon
