DE L’ABBAYE DU THORONET
De la beauté, Dieu fait son marchepied
Abstraite et nue, simple et sans divisions
En lignes vraies qu’ils ont su recopier
Pour mon regard qui tend vers la vision
Je sais enfin la chose en moi qui pense
L’âme est l’espace enclos dans les piliers
Vide et léger, pourtant comblé de sens
Tel un captif dans l’infini délié
A leur autel, j’entends la voix du Fils
En bas chantée durant le sacrifice
Réverbérée dans la voûte du ciel
O Paraclet, taillez-moi rude pierre
Droit, parfait, rose et tendre à la lumière
Et placez-moi dans leurs murs éternels
