DE LA FEMME DE L’APOCALYPSE (Apocalypse 12.1)
Alpha est loin derrière et tout proche Oméga
Elle voit l’origine et la fin de la course
La lune est sous ses pieds, son front dans la Grande-Ourse
Et sur terre au-dessous sonnent de sombres glas
Tandis qu’écrit saint Jean sur le bord de la mer
Elle engendre en criant dans des terreurs secrètes
Mais l’enfant dans le ciel est soustrait à la bête
Et douze étoiles d’or descendent sur sa mère
Ses yeux doux et violents sont les flots par mistral
Le grand serpent se tord et rompt sous sa sandale
Elle entend le sang neuf et la future sève
Un ange ajoute un astre aux grains de son rosaire
L’ultime chant se brise en glaçons dans les airs
Un petit pinson fait le nid du dernier rêve
