GAND
Ne vous aveuglent point mes vives pierreries
Ne brise pas vos doigts la perte d'une plume
Ne perce vos tympans la joie des sonneries
Et que l'esprit divin par jeu ne vous consume
J'annonce et je descends, la terre au ciel transhume
Recevez dans vos bras ma longue draperie
Laine blanche légère ou fine marbrerie
Puis inclinez vos chefs que mon sceptre parfume
J’entrouvre un peu ma bouche, ou parole ou baiser
J’ai rassasié vos sens et vos coeurs apaisé
Vous avez vu un ange, est-il un meilleur pain
Serrez de mes cheveux au creux d'un médaillon
Souvenez-vous de moi quand brûlent leurs rayons :
C'est dieu qui m'a pensé mais Van Eyck qui m'a peint
