LA CONSTELLATION D’ANDROMEDE
D’un seul de tes cheveux j’ai retendu mon arc,
Et la flèche, Andromède, ardente à mon bras fort,
Je l’ai saisie d’un geste au sommet du grand parc
Où la Nyx éblouie lâchait ses météores.
Tes longs cils vers le ciel sont mouillés par les larmes,
Ecume ou nébuleuse où s’abîment tes yeux,
Mais l’espace et la mer voient scintiller mes armes,
Sur mes nu-pieds ailés j’accours du rang des dieux !
Quel sort a enchaîné, quel terrible nocher,
Ta forme douce et nue tremblant sur le rocher ?
Je couvre ta beauté d’une mante d’étoiles
Et crève du trait d’or le serpent sidéral
Que soulevaient les flots vers le blanc de ta gorge.
Je suis Persée, le grand Michel ou bien saint Georges.
