MARETTIMO
O Vierge maritime, exaucez mon soupir,
Guérissez ce boîteux qui peine sous les palmes,
Tout est si beau ici que mon coeur vous désire,
Montrez-vous donc un peu du haut du matin calme.
Faites bondir l'infirme au Sommet du Faucon
Devant moi qui chemine, et qu’un grand oeil doré,
Par dessus le mica et les pins en balcon,
Eclaire de rayons vos longs plis adorés
Autour de l'île blanche où bascule ou bien danse
Mon coeur plein d'émotion dans la gloire ou le doute.
Est-il quelque beauté s'il reste une souffrance ?
- Va soutenir l'enfant. Règle ton pas. Ecoute.
Il en sait plus que toi, près des flots qui murmurent,
Sur le corps naufragé, sur Elle et sur l'azur.
