MEDITERRANEE
Mon désir éternel passe entre les murs blancs
-Jeune fille ô ma femme en votre robe rouge
Sur la taille d’amphore et le doux sein qui bouge-
Accrocher la lessive au vent étincelant
Ô jeunesse du corps dans les antiques pierres
Je sais la peau luisante, ambrée comme de l’huile
Le frais de la maison dont recuisent les tuiles
Et votre bouche en vague où se prend la lumière
La barque m’y conduit pour un baiser radieux
Dans la cale et sa treille où brillent vos grands yeux
Ô mon amour ancien, mon souvenir moelleux
Puis je m’en vais nager dans la grotte engloutie
Et je reviens pleurer car les dieux sont partis
Dans le bois d’orangers où s’éteint le ciel bleu
