" MIROIR "
La flamme entre mes mains renverse sa lueur
Et ton visage doux transparaît de l’enfance,
O mère au corps flottant, relevée du silence.
De tes cheveux baignés tombe une averse, ou pleurs,
Dans la coupe de lait d’un petit épouillé.
Et qu’importent demain et le triste aujourd’hui,
Avec des mots d’amour, des images mouillées,
De la maison des bois, je sais repousser l’huis.
Je tremble, entends le Souffle, et son feu au fenil.
Les sapins sentaient, balançaient l’encens. Louanges
Des pages du Vinci d’où remontaient des anges !
L’eau prenait l’enfant nu, et la berge d’argile
Collait, Terre, à ses pieds. Une voix y récite,
Y brûle, y meurt, ô père, et mon cœur la médite.
