TERRE SAINTE
Grands rocs, ô durs miroirs, parois lisses et noires
Vous mirez l’éternel et les camps d’Israël
Et mon âme en écho monte et descend vers El
Comme l’oiseau de l’oued qui fait ici mémoire
Le soleil est la braise et le mont l’encensoir
Jésus en tentation ne goûte que le sel
Et Jean dans les ravins vient récolter son miel
Des rives remontés, ils sont baignés de gloire
Nulle église ni chair, ni mon front sur l’étoile
Ni ma main au tombeau, nul frisson dans mes moelles,
Dans l’esprit du désert il me faut demeurer
Antique tourterelle au creux du tamaris
Chante moi le Cantique et les eaux salvatrices
J’ai vu Jérusalem et je n’ai pas pleuré
