PRESQU’ILE DE MAGUELONE
Maguelone mirée dans les étangs au tain de sel
Marbre lustré par la brosse des cyprès et des palmes
Blanche église suspendue entre les eaux et le ciel
Île-prière où vient se recueillir le matin calme
Jardin orné de tombes, de colombes et d’agrumes
Vase mangée par les flamants et les roseaux gracieux
Plage grise ensemencée de coquilles et d’écume
Vigne au vin doux, don du sable et de midi le glorieux
Ô Maguelone, aimée de la mer, de Pierre et de dieu
